Auroville – Hampi, mais à quoi je pensais ? / 5 bus et 24h plus tard

Emiliana me dépose à 13h30 sur le parking où le bus doit arriver. Je retrouve Stu et Marcus, qu’on avait rencontré quelques jours plus tôt, et qui doivent eux aussi prendre un bus à Pondicherry.
Le bus pour Pondicherry doit arriver à 13h40. 20min plus tard, comme vous vous en doutez, pas de bus à l’horizon. On demande au mec du parking quand est ce que le bus arrive et il nous répond « 5 minutes ».

Entre temps, un petit van arrive, se gare sur le parking et nous propose une place pour Pondicherry à 100 roupies (en sachant que le bus en coûtent 8). On le rembarre direct. Un chauffer de tuktuk, lui nous propose 50 puis 30 roupies par personnes. On le rembarre également.

 

Le bus arrive 1h après l’heure prévue et après de nombreux « coming soon, coming soon, wait » de la part du gardien du parking.

30 minutes plus tard on arrive à Pondi et chacun part à la recherche de son bus.

Je dois prendre un bus pour Bangalore, puis pour Hospete qui est la grande ville à coté d’Hampi. Sauf que… le premier bus pour Bangalore est à 19h et je dois y être avant 11h pour ensuite pouvoir prendre le dernier bus de nuit ! Je demande à un ‘officier’ comment je peux rejoindre Bangalore et il met dans un bus direction Tiruvannamalai, où il est censé y avoir des bus pour Bangalore toutes les 5 min. C’est parti pour 3h de bus, à coté d’un couple d’indiens sur une banquette qui est faite pour 2 personnes en surpoids ou 3 enfants, mais définitivement pas pour 3 adultes, dont une femme enceinte. Je suis donc à moitié assise en train d’essayer de situer Tiruvannamalai par rapport à Bangalore grâce à mon Lonely planet. Ça semble être sur le chemin !

Heureusement la route est pas trop pourrie et le paysage est plutôt sympa, surtout en arrivant à Tiruvannmalai.


Je descends du bus et je repars direct avec un autre bus pour Bangalore. Encore une fois, je me retrouve avec une fesse dans le vide. Le chauffeur me dit qu’on sera pas à Hospete avant 23h30. Et j’ai pas duuuu tout envie de passer la nuit à la station de bus ! Bref il y a plus qu’à attendre et espérer qu’on arrive plus tôt ou qu’il y ait encore des bus après 23h. Je comprend pas pourquoi ça nous prendrait aussi longtemps pour arriver jusqu’à Bangalore… Ah c’est sûr que si on s’arrête toutes les 2h pendant 15min…
J’arrive à Bangalore à l’heure indiquée par le chauffeur. Bien sûr je suis à la mauvaise station pour les bus qui vont à Hampi… Et je crois qu’on s’est arrêtés à la station principale juste avant. Je reprends un bus pour aller à la station de bus centrale. Et à mon grand désespoir, on m’informe que les premiers bus pour Hampi sont à 5h du matin. Il est minuit et demi et il va falloir que je trouve un endroit où me poser. Après de nombreux allers-retours (et en demandant à toutes les personnes que je croisais) je réalise qu’il n’y a pas de « waiting room » dans la station de bus. Il y a bien un hôtel qui propose des chambres, mais pour 700 roupies la nuit (c’est à dire 10€ mais j’ai jamais payé une chambre plus de 350 roupies alors franchement pour y rester 4h je préfère encore attendre dehors). Les gars de l’hôtel m’indiquent qu’il y a sûrement une waiting room de l’autre côté de la station, pour les bus qui arrivent de l’aéroport. Je repars et on me dit qu’elle est fermée mais on me conseille d’aller à la gare qui est à 5min à pied. Je retraverse toute la station de bus et je trouve enfin la waiting room grâce à un ‘officier’ qui m’indique le chemin et qui me dit de venir le chercher si j’ai le moindre problème (si c’est pas sympa ça? je ne m’y retrouve plus tellement la courtoisie des indiens est aléatoire et inatendue)

Je m’assois avec un groupe de femme et c’est parti pour une longue attente somnolente, à moitié affalée sur mon sac à dos, ponctuée par des « chai-chai-chai-chai-chai » et des « coffee-coffee-coffee » toutes les 20min (sérieusement, qui veut un chai au milieu de la nuit?!)
Je me réveille et je vois une femme qui essaie de bercer sa petite fille et qui s’y prend (d’après mes yeux d’occidentale) avec une brutalité pas possible. Elle abandonne au bout de quelques minutes, s’allonge sur le sol et tente de s’endormir tandis que la petite assise à coté d’elle joue avec ses chaussures.

Pas le temps d’observer plus longtemps la situation, il est 4h20 et j’ai un bus à prendre !
En sortant de la gare, je vois des indiens allongés partout, à même le sol ou sur un tissu qui dorment malgré le bruit et le défilé des voitures. Ça ressemble un peu à l’image que je me fais d’un camp de réfugiés, mais non c’est juste une gare banale en Inde.

Bangalore – Hospete

Il n’y a quasi personne dans le bus, alors j’en profite pour m’allonger sur une banquette.

Le chauffeur n’hésite pas une seule seconde pour klaxonner et il se fait plaisir quand il double un camion (et il y en a plus que de voitures!)

Je suis étonnée de voir des routes aussi défoncées. Et surtout j’ai l’impression qu’il n’y a quasiment pas d’autoroutes où il est possible de rouler un peu plus vite.
Ha oui et on s’arrête TOUT LE TEMPS pour déposer des gens mais on fait pas semblant hein : on rentre dans la station de bus, le chauffeur éteint le moteur sort, petite pause pipi, café, toussa-toussa, il prend son temps, personne est pressée de toute façon. Et bien sûr quand vient l’heure du petit dej, on s’arrête à un restau au bord de la route. Bon je me plains pas parce que il fait déjà très chaud et donc j’en profite aussi pour aller aux toilettes et racheter de l’eau à chaque fois !


Il est bientôt 13h et je suis presque arrivée à Hospete. Il y a des cailloux et des petites montagnes partout. C’est sec, aride et il fait chaud !
Arrivée à Hospete, je monte dans le bus pour Hampi où j’arrive 30min plus tard. Je sais que je dois traverser la rivière pour trouver une guest house. On m’indique la rivière mais j’ai pas du tourner au bon endroit parce que je me retrouve dans les ruines. Ce serait plutôt sympa si c’était pas l’heure la plus chaude de la journée, que j’avais pas un sac de 15kg sur le dos et si j’avais une petite idée d’où j’allais. Pour ma défense (Camille, je t’entend déjà faire une réflexion sur mon sens de l’orientation!), j’ai quasi pas dormi de la nuit et quand j’ai demandé à un ‘officier’ où était la rivière, il m’a indiqué la mauvaise direction (bon et j’avoue que je suis vraiment une brèle… même avec la carte du lonely planet, et déjà 3 mois en Inde, mon sens de l’orientation ne s’améliore pas !)
J’arrive à la rivière et j’ai juste envie de me jeter dans l’eau ! Qu’est ce qu’il fait chaud ! Je dois attendre 20 bonnes minutes pour faire la traversée (qui dure 30 secondes) et en attendant je fais la connaissance d’une russe qui me conseille sa guest house.


De l’autre côté de la rivière, après avoir marché 30 mètres, je tombe sur Karl, un allemand que j’ai rencontré à Mysore. Puis quelques heures plus tard, Tova et Nina, aussi rencontrées à Mysore.

Hampi, you already feel like home !

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