Une semaine à la ferme / le bus

Pas d’Internet pendant une semaine. On est vendredi 28, je viens de monter dans le bus avec Dorai, le « manager » de la ferme dans laquelle je vais passer une semaine. J’ai croisé les deux autres volontaires, Alex et Alex, un canadien et un allemand, qui s’y rendaient lundi dernier. Ils ont eu la chance de s’y faire déposer en voiture! On en a pour 2h30 de bus dans des petites routes de montagnes (1h30 en voiture) Toutes les fenêtres sont ouvertes et je sens le vent frais sur mon visage.

Il n’y a pas grand monde sur la route et le chauffeur semble avoir la main légère… C’est à dire presque pas de klaxon, c’est mon jour de chance !On a le droit à de la musique indienne, la qualité du son est pas top et surtout c’est très fort! (Après presque 3 semaines, j’en suis venue à la conclusion que les indiens devaient avoir un seuil de perception du son plus haut que le notre).La majorité des passagers dorment (ou plutôt somnolent parce qu’entre la musique et le bus qui swinguent… Mais encore une fois, ça doit sûrement les bercer! Ha si seulement ça avait le même effet sur moi) ou regardent par la fenêtre. C’est la première fois que je vois un couple indien dans un bus. Pas de démonstration d’affection hein, elle dort juste avec la tête sur son épaule.

image

On s’arrête. Normal. Ça fait même pas 30min qu’on roule. Mais comme il y a un petit bouiboui sur le bord de la route, tous les hommes ou presque descendent pour prendre un petit chai. Bizarrement, le thé ici c’est pas l’affaire des femmes! J’en profite pour prendre des photos (qui ne veulent pas charger…), j’offre des gâteaux à la femme qui est assise à côté de moi (oui parce que le bon côté des choses c’est qu’ici même si tu montes en dernier et que le bus est plein – ce qui est souvent mon cas puisque les indiens se jettent sur les bus dès qu’ils arrivent et mettent carrément leur sac sur les sièges à travers les fenêtres, alors que moi avec mon gros sac à dos j’avance comme un escargot – bref le bon point c’est que si t’es une femme seule t’auras quasi toujours une place assise!) . Elle est ravie (la femme a côté de moi dont je parlais avant de digresser), je crois parce qu’ici personne ne parle anglais.
…..
image
On passe dans des petits villages où des maisons multicolores sont toutes collées les unes aux autres (je suppose que ce sont des petits villages). Je vois des écoliers avec leur uniformes assis en rangée par terre dans une rue pentue. Il font cours, normal quoi.
Plusieurs fois on ralentit d’un coup sur le bord de la route. En fait c’est parce qu’on croise une voiture et comme la route est étroite à certain endroit ca prend un petit moment.
On croise des troupeaux de buffles (?) qui semblent se balader seuls sur la route, quelques klaxons et ils s’écartent. Des petits singes qui nous regardent passer.
Je remarque à nouveau que tous les hommes, sans exception, portent des chemises ! Même si en bas ils portent un lungi, une espèce de jupe/pareo qui s’attache comme une serviette et qui peut se porter en version longue ou courte.
….
image
Ok, Dorai vient de descendre du bus. Je pensais qu’on allait faire un autre arrêt mais non le bus est reparti. Il m’a juste fait un signe de la main « non on descend pas là, je vais juste me prendre un chai », enfin c’est ce que je pensais avoir compris. Le bus repart aussi vite qu’il s’est arrêté. Donc je suis toute seule ?
Ha en fait on fait demi tour. Je crois qu’on déposait juste des gens dans un village. C’est bon Dorai remonte « I take some snacks for my home »
 …….
Mon portable se recouvre de poussière à chaque fois qu’on traverse un petit village. Je vois des femmes qui portent des tas de bois sur leur tête. Une petite fille qui crie en souriant et me pointe du doigt quand elle m’aperçoit à la fenêtre du bus.
Des terrasses comme des rizières à perte de vue. La musique se mêle aux conversations qui se font plus bruyantes.
Du brouillard qui fait que les montagnes alentours disparaissent. Un grand soleil et de l’air froid. Des femmes qui se passent des bouts de bois. Des enfants qui courent à côté du bus en me faisant coucou.
On s’arrête à nouveau. Des hommes les pieds dans l’eau remplissent des sacs de carottes qu’ils ferment à l’aide d’une grosse aiguille et de fil et les portent sur leur tête.
Il est 17h30 je commence à avoir un peu froid mais je ne me lasse pas du paysage. Je n’ai pas l’impression d’être en Inde.
Ha justement on arrive, le bus s’arrête sur un pont, on descend avec un gros carton rempli de provisions.
….
image
image
Publicités

9 réflexions sur “Une semaine à la ferme / le bus

  1. claudine Tamisier dit :

    nous etions tous réunis ce samedi soir 6 fev.pour  » les anniversaires « et suspendus aux levres d’Anne qui apportait des nouvelles fraiches:te rendant ainsi tres presente parmi nous ! voila le blog alimenté de nouveau et nous découvrons la variété des moyens de locomotions à ta disposition !en attendant (bientot j’espère ) de connaitre tes nouvelles occupations et tes nouveaux compagnons …je suis devenue acro à ta prose et j’attends la suite avec impatience!!!merci de nous donner ainsi d’accompagner ton voyage, avec toute ma tendresse mamedine .

    Aimé par 1 personne

  2. Agnès L dit :

    Les quelques nouvelles d’Inde que nous avons ici dans le journal, sont particulièrement exotiques … et effrayantes ; j’espère que les léopards se tiennent bien loin de votre ferme !! Persiste dans le téléchargement des photos. Elles sont pile-poil (ben non, j’parle pas le djeunss’ 😉

    Nos pensées sont avec toi. Nous t’embrassons fort.

    Aimé par 1 personne

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s